Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins
COMITÉ RÉGIONAL DES PÊCHES MARITIMES ET DES ÉLEVAGES MARINS
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Travaux portuaires

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Les aménagements portuaires de l’Axe Seine

A partir du XIXème siècle, la Seine va connaître une succession d’aménagements industrialo-portuaires qui bouleverseront sa morphologie et ses fonctionnalités écologiques. La présence d’une multitude de ports, répartie le long de son axe depuis le Havre jusqu’à Paris, conditionne alors en grande partie l’anthropisation du fleuve. Artificialisation des berges, linéarisation du tracé de la Seine par endiguement, arasement d’îles, approfondissement du chenal de navigation… Il s’agit bien de s’affranchir du caractère naturel et de l’environnement fluctuant du fleuve pour faciliter et sécuriser la navigation. Mais à quel prix pour les écosystèmes estuariens ?

FOCUS : un estuaire sous pression

Au niveau de l’embouchure de la Seine, d’importants travaux ont été conduits à partir du XXème pour développer le Port du Havre et l’adapter aux évolutions du trafic maritime mondial, nécessitant des tirants d’eau de plus en plus important pour un accès à des navires de plus en plus imposants. Après la poursuite de travaux d’endiguement et de chenalisation dans l’estuaire, le port du Havre a connu une phase d’extension appelée « Port 2000 » et de nouveaux aménagements sont prévus dans les années à venir, tel le projet de « chatière ». Celui-ci consiste à percer la digue sud historique et la digue nord de Port 2000 tout en créant une nouvelle digue située à l’ouest et d’environ 2 km de long pour permettre un accès fluvial direct. L’impact environnemental négatif de ce nouveau projet, qui s’inscrit dans la grande lignée des travaux d’artificialisation de l’estuaire et du fleuve dans son ensemble, a été largement décrit dans le bilan de la concertation menée entre les mois d’octobre 2017 et janvier 2018 sur les pistes d’amélioration de l’accès fluvial à Port 2000.

Hors, depuis 150 ans, la réduction d’un tiers des vasières disponibles en aval de l’estuaire, situées dans les compartiments euhalin et polyhalin, a entraîné une perte de 42 % de la capacité à héberger des juvéniles de poissons et notamment de soles (LE PAPE, 2016). Si l’estuaire de la Seine retrouvait ses caractéristiques environnementales du milieu du XIXème siècle, on assisterait à une augmentation de la biomasse des espèces de poissons Marines Migrantes estuariennes-Dépendantes (MMD) de 36 % et une augmentation des captures de 20 % (LE PAPE, 2016).

L’estuaire de la Seine, à l’instar de nombreux autres estuaires européens, présente donc des enjeux écologiques majeurs pour la conservation de ces espèces - entre autres - mais également des enjeux socio-économiques à travers le renouvellement des ressources halieutiques.

Source : Remonter le temps - IGN

(Source : Portail de l’IGN)

Evolution de l’estuaire de la Seine du 19ième siècle (à droite) à nos jours (à gauche).

 




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